Conseils Reiki et méditation




Je glisse dans l'oubli

Un vertige infini,

Une rayure du temps

Qui plonge dans le néant.

Jean-Pierre Chupin 

La co-construction du soin dans le Reiki


Dans le Reiki, on aborde  la relation au soin essentiellement comme une relation en ligne droite : le donneur capte l’énergie du reiki, la transmet à la personne qui reçoit le soin passivement, et le surcroît d’énergie ainsi reçu permet d’opérer la guérison.

Dans cette représentation du Reiki, le patient est passif, alors que de mon point de vue, c’est lui qui fait l’essentiel du travail de guérison. Et d’ailleurs les auteurs sur le Reiki savent bien le renvoyer à sa responsabilité quand le le soin ne donne pas le résultat espéré : c’est que le malade n’est pas prêt à guérir !

Je formule l’hypothèse qu’il y a, dans le soin, deux acteurs : le praticien qui apporte une ressource d’énergie extérieure, et le malade qui enclenche un travail de mobilisation de ses ressources en vue d’améliorer son état, et si possible de guérir.

De ce fait, il est absolument nécessaire d’engager une relation, une communication énergétique avec la personne. Ce devrait être la préoccupation première du soignant.

Concrètement, cela passe par une phase de prise de contact et d’écoute bien plus importante que ce qui est préconisé dans les bouquins sur le reiki. Le “lissage” n’est pas suffisant, sauf peut-être pour des praticiens très expérimentés et très sensibles. Mieux vaut passer le temps nécessaires à percevoir les mouvements du corps, ce que les ostéopathes crâniens appellent la “respiration primaire”. De cette écoute découle d’abord l’acceptation réciproque (car si la personne qui reçoit le soin ne l’accepte pas – on est évidemment à un niveau non conscient – l’énergie transmise a peu de chance d’avoir l’effet souhaité.

Ensuite, cette écoute permet d’identifier les points de blocage ou de “creux”.

Pendant la phase active de soin vœux, le donneur devrait toujours être attentif à ses propres ressentis. En fonction de ses ressentis, le donneur insistera sur telle zone, changera de technique, enverra une intention plus légère ou intense… Ainsi, il construira le soin en fonction de son patient. C’est en ce sens que je parle de co-construction.

C’est pourquoi un soin n’est jamais mécanique, jamais deux fois identique, et sa conduite demande un “pilotage” attentif, respectueux de la personne, toujours dynamique car constamment en mouvement.