Conseils Reiki et méditation




Je glisse dans l'oubli

Un vertige infini,

Une rayure du temps

Qui plonge dans le néant.

Jean-Pierre Chupin 

Le Reiki et l'effet miroir


Et si le Reiki était plus un miroir qu’une porte de sortie! Je suis touché, comme praticien Reiki, par la demande de nombreuses personnes :  » je viens au Reiki pour me débarrasser de ma profonde tristesse »;  » je pratique mon auto-traitement et j’ai des émotions qui remontent. Est-ce que c’est normal ? » Etc…

 

Oui, c’est normal. C’est un passage quasiment obligé pour la plupart d’entre nous dès lors qu’on ne vient pas pour un bobo (et encore !) mais pour un véritable enjeu de vie. Si on veut échapper à ses démons, on ne fait, comme me l’a dit une personne, que tirer sur un élastique qui nous ramène inévitablement au point de départ. Quand on ne peut plus se cacher, il reste à affronter ce qui nous fait peur, c’est à dire souvent nous-même. Le Reiki est alors une aide précieuse et efficace.

Le Reiki, dès lors qu’il déclenche de façon inconsciente des changements physiques mais aussi psychologiques, met en jeu des « résistances » chez la personne. Tout changement est difficile, même si c’est pour un mieux.

Je pense que le rôle du praticien Reiki est aussi d’expliquer cela. Ce n’est pas facile parce qu’on vient souvent faire du Reiki comme on va voir son médecin : quelques comprimés et on n’en parle plus ; ou comme on aimerait aller voir un magicien qui ferait disparaître nos problèmes en quelques tours de passe-passe. Mais ça ne marche pas comme cela !

A titre personnel, je regrette le discours très dominant qui donne du Reiki l’image d’une pratique miracle et facile. Cela ne veut pas dire que le Reiki est compliqué. De tout cela, finalement on ne sait pas grand chose. Mais une thérapie se conduit toujours à mon avis avec le patient, en l’impliquant dans sa guérison, et en tenant compte de tous les détours qu’il va prendre (et on peut toujours compter sur l’imagination infinie du patient pour trouver de nouveaux chemins de traverse).

Je reviens sur mon émotion du départ. L’interrogation inquiète d’une personne « je pensais aller mieux mais… » me touche parce que je sens un espoir un peu déçu. J’aimerais bien répondre à cette attente d’immédiateté. Alors j’essaie de dire de façon acceptable : continuez, travaillez sur vous, le chemin peut être long et parfois décevant, mais il finit par répondre à nos attentes, et il ouvre tellement de nouvelles et belles opportunités.