Conseils Reiki et méditation




Pulsations,

Fourmillements sous la peau

D'éclats d'étoiles.

Expansion de la forme.

Jean-Pierre Chupin 

Les resssentis du praticien Reiki : comment les interpréter ?


Un praticien Reiki est toujours intéressé par ses ressentis. C'est même une des préoccupations principales de tout nouvel initié. Cela marque le changement entre l'avant et l'après initiation. D'une certaine manière, cela montre que « ça a marché ». Le ressenti comme signe que l'énergie Reiki traverse bien le praticien, et bien sûr que cela permet d'être efficace dans le soin.
Krishnamurti démarre un de ses propos en décrivant un paysage magnifique sous ses yeux, au sein duquel il se sent partie prenante, et d'où il puise de la joie et de l'émerveillement. Puis il montre un homme en prière près de lui, yeux fermés, faisant rouler son chapelet entre ses doigts. Il fait le parallèle entre le mouvement d'ouverture - qui est le sien - de regard toujours neuf sur le monde, et le travail intérieur de l'homme, centré sur lui-même, concentré sur sa propre méditation. Il est facile de voir où va sa préférence.
Dans le Reiki, on trouve ces deux mouvements : vers soi, vers l'autre, et il n'est pas toujours simple de trouver la juste position. Lors d'un soin, le praticien entre dans un « état Reiki » qui peut provoquer des ressentis extrêmement forts, dans ses mains évidemment mais pas seulement. Par exemple l'impression que « chauffe terriblement le chakra du coeur » ou le praticien va se mettre à transpirer, à bailler... Ces ressentis peuvent aller jusqu'à lui faire « oublier » le patient, l'empêcher de communiquer intuitivement avec la personne qu'il soigne.
Il n'est pas question ici de se reprocher de se centrer ni d'être à l'écoute de nos ressentis. D'abord parce que c'est nécessaire : on est parfois (souvent) en recherche d'indices qui nous apportent des informations sur l'état de la personne, ou qui nous rassurent sur notre « centrage ». Et quand on entre dans un état méditatif, de soin, il n'est pas évident de régler ses ressentis comme on règle le son d'une radio.
Cette question m'a amené à expérimenter différentes postures méditatives, et notamment à rechercher un état de grande réceptivité à l'environnement, en accueil de tout ce qui nous traverse : bruits, odeurs, etc. Ce travail est intéressant en ce sens qu'il nous révèle bien les tensions que nous mettons dans l'écoute de nous. « L'entrée en relation intuitive » avec une personne, suppose un relâchement total. Ce relâchement n'est certainement pas une dispersion de soi. C'est bien sûr pour cela que c'est à la fois difficile... et évident quand on y parvient. On n'est pas loin, à mon avis de la notion « d'écoute flottante » qu'utilisent les psy. Dans cet état, les ressentis ne sont ni plus qu'un indicateur - que le Reiki passe bien, ils offrent toute une panoplie de perceptions physiques et d'émotions qui nous donnent de sérieuses indications sur le patient et son état. Ils créent enfin un lien fort entre le patient et le praticien Reiki, qui fait vivre un véritable partage.
A part la pratique et l'analyse de cette pratique, je ne connais pas de recette miracle. Et pour faire état de ma propre expérience, une certaine expérience donne de l'assurance, mais ce n'est quand même jamais gagné. Fort heureusement on peut se dire, et je l'ai souvent vérifié, que malgré une difficulté d'écoute du praticien, l'énergie Reiki passe quand même !