Conseils pratiques Reiki

Reiki, Art de la Pratique - l'Activation des Symboles

Reiki, Art de la Pratique – le non vouloir

par Jean Pierre Chupin

Reiki, Art de la Pratique – le non vouloir à la place de l’autre. Si on retient l’idée que le soin est une construction à deux, chacun doit tenir sa place. Le praticien répond à une demande du patient : celle d’aller mieux par rapport à une problématique particulière (mal être, maladie, traumatisme). Il va donc mettre en œuvre ses savoir-faire et son savoir-être au service de son receveur. On vient de voir que l’intention est l’élément dynamique qui va porter l’énergie de l’un à l’autre. La question posée ici est de savoir jusqu’à quel point cette intention peut et doit être intrusive.

Pour éclairer le débat, il faut chercher à situer la maladie dans un contexte global de vie. Si une personne possède la capacité de guérir, sa maladie doit bien répondre à une nécessité. Sinon pourquoi être malade ? Evidemment que les agressions de l’environnement forcent l’organisme qui ne peut pas toujours résister, mais on sait que les éléments pathogènes extérieurs ont besoin, pour s’exprimer, de rencontrer une susceptibilité particulière chez la personne, propre à son patrimoine génétique, son histoire… On peut donc faire l’hypothèse qu’une personne va toujours vers une stratégie du mieux être, ou du moins pire, à un moment donné. Si elle tombe malade, c’est peut être parce qu’à ce moment précis, c’est la réponse la plus acceptable qu’elle pouvait fournir. En effet, la maladie est un moyen très efficace pour diriger une violence sur son corps plutôt que d’agir ; pour être aimé ou plaint. Le problème c’est que cette réponse, cette solution, peut être douloureuse et son évolution pire encore que le problème auquel elle était censée répondre.

On peut donc dire qu’un problème, avant d’être un problème, est d’abord une solution. Quand on aborde un soin Reiki, et même si la demande exprimée par la personne est d’aller mieux, rien ne dit que cela correspond à une motivation de tout son être. On ne peut parfaitement ne pas avoir envie de souffrir mais ne pas vouloir affronter ce qu’il faudrait regarder en face si on allait mieux. Ainsi donc, quand on fait du Reiki à quelqu’un, on n’est jamais certain que sa demande véritable est d’aller mieux. Du coup, l’intention que l’on envoie peut se trouver en opposition avec l’équilibre de vie du patient. Comment faire ? La réponse est de respecter le rôle du patient comme acteur de son propre changement et de sa guérison. Le praticien Reiki, lui, dispose de ses ressentis pour évaluer la réponse énergétique de la personne à son intention. Il doit apprécier ce que l’autre est prêt à accepter et ce qui « résiste ». Comme le disait François Balta (voir référence en début de section) : « il y a résistance quand il y a insistance ! ». L’objectif n’est pas d’insister, d’avoir raison à tout prix, mais de négocier un mieux-aller, et travailler avec patience, le temps que le patient dégage lui-même, devant lui, des espaces de changement qui lui sont acceptables.

Dans le prochain billet, j’aborderai la question de l’induction de l’intention – comment transmettre du Reiki à son patient ? Au prochain billet. Bon Reiki.