Conseils pratiques Reiki

Reiki, Art de la Pratique - l'Activation des Symboles

Reiki, Art de la Pratique – l’Activation des Symboles

par Jean Pierre Chupin

On travaille en Reiki avec l’activation des symboles (en visualisation), et en répétant (trois fois) le mantra associé, qui est le nom attaché au symbole.

Les symboles du Reiki sont assez intriguants car ils puisent à plusieurs traditions. On y trouve une forme d’écriture pré-sanscrite, donc indienne, un symbole composé de caractères chinois, un symbole parfaitement symbolique, sans signification par lui-même. De nombreux livres et sites consacrés au Reiki ont cherché à expliquer, traduire ces symboles. Je n’ai pas la compétence pour en livrer une. Ce qui m’intéresse dans les symboles, c’est leur capacité à entraîner un travail de visualisation chez le praticien. La visualisation, j’en ai déjà parlé, étant un outil important dans le soin énergétique. Mais cela ne suffit pas en soi. Encore faut-il que le praticien ait engagé un véritable travail sur chacun des symboles qui lui ont été transmis, pour, en quelque sorte, se les approprier et leur donner une « couleur » personnel. Même si les quatre symboles de base sont activés par tous les praticiens, chacun apporte, dans la visualisation et la transmission, sa propre personnalité et son intention du soin.

Dans le livre des mantras (L’Univers des mantras, Thierry Guinot, diffusion Rosicrucienne, l’auteur m’a beaucoup éclairé sur l’importance apportée au son. Le mantra est la recherche vibratoire d’un son primordial, qui s’est incarné peu à peu et dont il faut remonter l’origine. Le son comme vecteur pour transmettre une intention. On connaît les sons tirés des bols tibétains, des bols de cristal. Même si l’on n’adhère pas à la pensée mystique de l’Inde, on comprend que le son produit par le nom du symbole déclenche un état chez le praticien, qui se diffuse dans ses mains et se transmet au patient. Pour s’aider, le praticien répète le mantra. Le Reiki traditionnel évoque trois répétitions. Mais à titre personnel, j’aime bien utiliser le rythme de ma respiration pour évoquer le mantra, et principalement l’expiration. Je visualise le symbole et dans mon expiration, le prononce (mentalement le plus souvent) le mot associé en le répétant non pas seulement trois fois mais aussi longtemps que dure mon expiration, et je visualise cette vibration traverser mes mains pour communiquer avec le patient.

J’essaie de faire vivre les mantras en moi, non pas pour ce qu’ils signifient mais pour ce qu’ils m’apportent de sensible dans mon corps, et l’ouverture qu’ils m’aident à avoir sur mon environnement. Le mantra est à la fois un outil, et peut-être plus encore, mais ça je n’en sais rien, je peux juste le pressentir. Une citation de Jorge Luis Borges, tirée de sa nouvelle « La bibliothèque de Babel (La bibliothèque de Babel, in Fictions, éd. Folio, traduction Ibarra, 1965) » : « Personne ne peut articuler une syllabe qui ne soit pleine de tendresses et de terreurs, qui ne soit quelque part le nom puissant d’un dieu. »

Témoignage de Maurice, médecin et praticien Reiki : « J’ai travaillé un temps uniquement avec de l’intention, en utilisant beaucoup la lumière et la visualisation. C’était efficace mais moins qu’en utilisant les symboles. Dans le symbole il y a le dessin, qui peut être actif tout seul – je l’ai expérimenté – et puis il y a le mantra qui porte en lui une dimension supérieure. Le fait de prononcer le mantra sur une expiration (je le prononce plus que trois fois, peut être neuf fois) est plus efficace que le reste. C’est intrigant.

Un enseignant de yoga dit qu’on peut inventer son propre mantra, tout aussi efficace que les autres. Pour lui ce sera toujours supérieur à l’intention pure. J’en suis persuadé. Si j’inventais un symbole, un nom et que je le prononçais, il sera aussi actif. J’essaierai un jour. »

Dans le prochain billet, j’aborderai l’importance du souffle dans le soin. Au prochain billet. Bon Reiki.