Conseils pratiques Reiki

Reiki, Art de la Pratique - l'Intention dans un Soin

Reiki, l’Art de la Pratique – l’Intention dans le Soin

par Jean Pierre Chupin

Reiki, Art de la Pratique – l’intention dans le soin. Pour notre propos il est nécessaire de bien comprendre que l’intention n’est pas l’expression de notre puissance agissante, de notre vouloir, mais une mise en tension de l’esprit et, pour ce qui concerne le Reiki, de l’énergie, vers un but. Dans l’intention, existe un espace ouvert à l’autre, de négociation, de choix des moyens, éventuellement de renoncement. L’intention se définit comme « le mouvement de la volonté tendant à quelque fin » (Dictionnaire de l’Académie française). Le mot a une racine latine, intentio, qui signifie « tension », « action de tendre vers ». L’intention se distingue du mot « volonté », avec lequel il est souvent confondu et qui, lui, traduit le fait de vouloir et désigne une faculté agissante.

Christian Bérubé est un ostéopathe canadien qui a fait une thèse sur l’intention dans le soin ostéopathique. Il relève que le mot intention peut être utilisé pour qualifier des choses différentes. Il va distinguer trois modes de représentation de l’intention : l’intention externe, l’intention interne active et l’intention interne passive. La première notion définit une forme d’intention extérieure à l’homme, comme une « énergie universelle », « intention divine ». Cette conception de l’intention fait du praticien un « canal », comme on le dit en Reiki, dont le rôle est d’être un intercesseur entre l’énergie externe et le patient.

Dans la conception interne active, l’intention est celle du praticien, qui formule une intention à laquelle le receveur doit répondre. Dans l’intention interne passive, c’est le receveur, son corps, qui réagit, sans que le praticien formule d’intention. Son rôle est alors d’accompagner les indications que lui donne l’énergie du receveur.

Il est bien certain que l’on cherche toujours à mettre des mots, des représentations, sur des phénomènes qui nous échappent complètement. Le débat pourrait paraître bien compliqué et sans intérêt pratique, l’essentiel étant qu’une intention, d’où qu’elle vienne, se concrétise par un résultat. Mais si j’insiste sur cet aspect, c’est que notre conception de l’intention va influencer la relation que nous allons avoir avec la personne, va intervenir dans la manière de définir son rôle de praticien Reiki. Personnellement, et quel que soit le système de croyance de chaque praticien Reiki, je plaide pour qu’il se sente investit dans la relation singulière qu’il engage avec son receveur, unique parce que non reproductible, inscrite dans un moment, dans un lieu, entre deux personnes non interchangeables par d’autres. On peut penser que dès l’instant que l’on travaille pour le bien de l’autre, on ne peut pas faire de mal. Certainement. Mais pour autant le praticien fait-il bien ou mal ? Etre responsable de son soin, de son intention engage le praticien à plus de vigilance et d’attention. Tout est lié.

Dans le prochain billet, j’aborderai le sujet du « non vouloir » – comment aider l’autre sans rien vouloir pour lui. Paradoxe ?. A la semaine prochaine. Bon Reiki.