Conseils pratiques Reiki

Reiki, Art de la Pratique - les Ressentis dans un Soin Reiki

Reiki, Art de la Pratique – Les Ressentis dans le Soin Reiki

par Jean Pierre Chupin

Reiki, Art de la Pratique – les ressentis dans le soin Reiki. Dans le cadre d’un soin, le praticien va éprouver des variations dans ses perceptions, en fonction de la position de ses mains à tel ou tel endroit du corps de son patient, en fonction aussi de son degré d’état de présence. En étant très présent dans mon soin, je vais évidemment être plus sensible à des variations fines de mon ressenti. La force du ressenti dépend du talent naturel du praticien, mais aussi et surtout de son expérience dans la pratique, et également de la personne qu’il traite. On peut trouver des personnes « muettes » (à un praticien en particulier en tout cas), auprès desquelles il est extrêmement difficile de ressentir quoique soit.

Pour les praticiens débutants, il est important de chercher à étalonner sa propre manière de ressentir. Pour cela, il faut d’abord travailler « à blanc », c’est-à-dire à répéter des exercices destinés à faire monter l’énergie dans ses mains, placées juste devant soi. Ensuite, il est bien de s’obliger à noter ses perceptions et ressentis à la fin d’un soin, pour les comparer avec ceux d’une autre séance, avec le même receveur et avec d’autres. La sensibilité à la perception énergétique se travaille, comme un apprenti ajusteur apprend à affiner son regard et son toucher.

Témoignage de Maurice, médecin et praticien Reiki

Les perceptions, c’est venu progressivement pour moi, au bout de quelques années. Avant, je ressentais un blocage quelque part, mais c’était « peut-être ben qu’oui, peut-être ben qu’non ». Je sentais des choses mais ce n’était pas net, sauf pour des gros trucs, où tu vas sur un endroit et puis sur un autre pour comparer. Tandis que maintenant, c’est net, je vais à un endroit et je sens si ça ne passe pas, s’il y a un problème. Aujourd’hui, même à distance, je sens la personne. L’autre fois, on m’avait indiqué un problème de hanche, et on m’avait dit que c’était la droite. Moi, je sentais que c’était la gauche qui « fusait ». Vérification faite, c’était bien la gauche.

Les ressentis, des perceptions à prendre avec précaution

Deux erreurs sont fréquemment commises à propos des ressentis. La première est de considérer qu’il y a un automatisme entre les ressentis du praticien et le problème de la personne ; la seconde est de confondre les ressentis avec l’efficacité du soin.

Le ressenti est intéressant dans le Reiki parce qu’il permet d’identifier chez la personne qui reçoit le soin des zones qui se révèlent et sur lesquelles le praticien va pouvoir plus particulièrement insister. Mais il faut se garder de déduire un diagnostic de ses ressentis. Le ressenti n’est qu’un outil. Le diagnostic suppose un travail intellectuel qui s’appuie sur un savoir médical que ne possède pas un praticien Reiki qui n’est pas médecin. Par ailleurs, un ressenti met en évidence une zone de sensibilité particulière, il ne dit pas ce qui s’y passe, ni quel organe est concerné quand on travaille au niveau des organes internes.

Témoignage de Maurice, médecin et praticien Reiki

quand tu passes ta main, tu ne peux pas toujours définir l’organe, si c’est la vésicule ou le rein droit. La zone n’est pas assez précise. On sait juste qu’il y a un problème à cet endroit. Entre un caillou et un cancer, on ne peut pas se fier à son ressenti. Ça doit être possible, mais au bout de combien de temps de pratique ? En fait, la différence de perception n’indique pas le problème ni l’organe. Au niveau rayonnement, tout se confond. Si on prend le flanc chez une femme, est-ce un ovaire, une trompe, l’intestin ? C’est la clinique qui va permettre d’orienter, de préciser le diagnostic. Pour celui qui n’est pas médecin, ce n’est pas évident. S’il voit quelqu’un qui n’est pas diagnostiqué et qu’il sent quelque chose, il peut le soulager, mais il a intérêt à lui conseiller d’être bien suivi au niveau médical.

Ne pas confondre « ressentis » avec efficacité

Autre source d’erreur avec le ressenti, qui est de le confondre trop rapidement avec l’efficacité du soin. Il est évident qu’un praticien débutant évalue son initiation et ses soins à l’intensité des perceptions et des émotions qu’il a ressenties. Le « je ne sens rien » de certains pratiquants s’exprime toujours sur un mode de déception. Or, l’efficacité du soin dépend de nombreux facteurs : la manière dont le donneur est présent dans le soin, la qualité de la relation donneur – receveur, la réceptivité du receveur, l’environnement de vie (quelquefois pathogène) de la personne, sa relation à la maladie (notion un peu compliquée sur laquelle je reviendrai), etc.

Le ressenti remplit plusieurs fonctions dans le soin. Il va indiquer au praticien s’il est bien présent auprès de son receveur, puis s’il a engagé une relation empathique avec lui permettant d’engager la phase de soin proprement dite. Le ressenti va également signaler des zones plus ou moins bien délimitées, qui vont guider le praticien dans son soin. Au final, les variations dans le ressenti vont guider le soin dans sa durée. C’est à ce moment, à ce niveau, que le praticien peut évaluer la transmission du Reiki, la réussite de l’harmonisation énergétique. Ce que la personne qui a reçu le Reiki va en faire est une autre histoire, qui n’appartient plus au praticien.

Dans le prochain billet, j’aborderai plus en détail la notion « d’intention ». Comment on peut la comprendre dans un soin Reiki, en dehors de toute volonté de manipulation ni d’objectif. A la semaine prochaine. Bon Reiki.