Conseils pratiques

Reiki, Art de la Pratique - la Demande d'Aller Mieux

Reiki, Art de la Pratique – la Présence

par Jean Pierre Chupin

Reiki, Art de la Pratique – la Présence

La transmission du Reiki est en apparence d’une grande simplicité. Il suffit pour le praticien de se centrer pour « canaliser » l’énergie Reiki, puis d’apposer ses mains en différents endroits du corps du receveur. Dans certaines formations, on ne met d’ailleurs pas l’accent sur l’attitude du praticien. Dans ce texte, qui s’intitule « Reiki, art de la pratique – la présence » j’ai décidé de délibérément parler de la posture du praticien et, en premier lieu, de la notion de présence.

En effet, si l’on s’intéresse d’un peu près aux différents mécanismes qui sont à l’œuvre à l’occasion d’un soin, on peut décomposer cette transmission en différentes étapes, que le praticien réalise plus ou moins consciemment.

L’intérêt de l’analyse est de travailler de façon fine sur l’ensemble des compétences qu’il faut réunir pour transmettre du Reiki avec les meilleures chances de réussite. Le risque est évidemment de donner l’impression de complexité à une pratique qui doit rester fluide. Mais c’est le propre des phases d’apprentissage que de mettre le doigt sur les difficultés et c’est le talent des praticiens confirmés que de travailler dans une apparente facilité.

La présence 

Première étape évidente du soin : la présence du praticien Reiki. Etre présent, cela signifie être totalement disponible pour son patient. La présence n’est pas juste le fait « d’être ». Qui n’a jamais été interpellé, ou interpellé quelqu’un, si proche physiquement et si loin dans son propre monde qu’il en paraît absent. La présence, comme le dit son étymologie, indique un mouvement, être devant, à côté. On est donc toujours présent par rapport à quelque chose ou à quelqu’un. L’expression « être présent à soi » montre bien à quel point il nous est difficile d’être connecté à tous les constituants de notre être.

On ne parle pas ici de présence physique, puisque le Reiki peut être transmis à distance. On peut être présent, si proche, par le cœur, la pensée, auprès de gens qu’on aime, même s’ils sont à l’autre bout du monde, et si absent, si loin de mon voisin inconnu dans le bus. La présence est donc une manière d’être, aux gens, au vivant, aux choses. C’est une attention qui leur est portée.

Cette présence n’est pas une identification. Je m’enrichis comme j’enrichis l’autre de notre présence, et cet enrichissement n’est rendu possible que par nos différences. « Celui qui est venu au jour porte en lui quelque chose de la nuit d’où il vient » (Jean-Louis Chrétien – Promesses furtives, éd. de Minuit). Le patient ne vient pas voir un praticien pour qu’il s’identifie à lui, mais pour qu’il l’aide. Il faut ainsi laisser l’espace d’un chemin à parcourir de l’un à l’autre, pour y rencontrer la présence, pour qu’elle se donne et aussi pour qu’elle s’accepte. Le thérapeute dans une séance de Reiki a bien sûr une responsabilité particulière dans cette relation, puisqu’il est le point de stabilité de la rencontre.

On le voit, la présence nécessite pour celui qui en fait le don une certitude d’être, de l’assurance et de la tranquillité. C’est cela qui autorise une communication ouverte et sans crainte avec la personne, au niveau de ses énergies. La présence du praticien pendant toute la durée d’un soin, on s’en doute, est le fruit d’un travail personnel régulier.

Dans le Reiki, cette phase se réalise par un rituel simple qu’est le centrage. La personne met ses mains au niveau de sa poitrine et entre dans un état de méditation et d’appel de l’énergie en activant éventuellement un symbole du Reiki : Cho Ku Rei ou Dai Ko Mio. L’objectif de cette première étape est de trouver le calme mental… qui sera abordé la semaine prochaine !

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