Réflexions Reiki

Quand le corps prend sa revanche sur l’esprit

par Jean Pierre Chupin

Un mauvais geste, un lapsus, une émotion qui a le mauvais goût de surgir sans qu’on l’attende. Sans parler de la maladie, de la souffrance… Et voilà le corps qui se rappelle à notre esprit, comme une revanche du visible sur l’invisible, corps considéré toujours comme un outil. Une machine. Tant que ça marche !

Et pourtant on parle du « culte » du corps. Mais de quel corps ? Celui que les autres voient, que l’on regarde dans le miroir. Le corps qui prend du muscle, qui maigrit (qui grossit, plutôt!).

Une des choses que le Reiki m’a apprise, c’est que le corps ne se résume ni à cette enveloppe que l’on donne à voir, ni à une machine que l’on peut régenter, maîtriser. Plutôt que de croire que notre activité consciente est notre véritable « je », mieux vaudrait prêter attention à cette activité corporelle, émotionnelle, venue de nos sources internes et profondes, que l’on croit inconsciente, mais qui ne demande qu’à parler pour peu qu’on veuille bien l’écouter.

Les pertes de mémoire des malades d’Alzheimer commencent par celle des mots, la mémoire immédiate, la difficulté de recevoir de l’information par l’échange conscient, mental. Reste, encore un peu de temps, la mémoire du geste, le souvenir où l’anecdote est accrochée à une émotion. Comme si ces mémoires n’étaient pas simplement stockées mais imprégnées en nous.

Dans un soin Reiki, on peut dire que le travail thérapeutique commence vraiment quand le symptôme s’estompe et laisse place au coeur du problème, qui est rarement arrivé à la conscience de la personne. Le travail consiste à s’intéresser au corps, grâce à l’énergie du Reiki. Mais aussi à favoriser le passage de l’inconscient au conscient, pour donner toute sa place au mental, à l’esprit, dans le processus de réparation.