Méditation Réflexions Reiki

Reiki, les métamorphoses intérieures

par Jean Pierre Chupin

Il nous paraît que nous sommes toujours pareils à nous-mêmes, comme immuables, traversant la vie, les gens, les paysages. Et notre désir de changement se heurte à la muraille de notre « moi », tout à la fois souple pour esquiver les remises en question et si rigide pour se perpétuer.

Nous savons pourtant que certaines rencontres, qu’une longue randonnée en terrain inconnu peuvent nous troubler au point de nous entraîner à adopter de nouveaux angles de perspectives. Et peu importe que ces rencontres soient fugitives, ou que l’on sache que l’on ne reviendra jamais en ces lieux. Au contraire même. Pour reprendre une phrase de Julien Gracq, parlant d’une ville (Nantes) : « Plus fortement, plus durablement peut-être, agira-t-elle sur nous si elle s’est gardée en partie secrète […] Pour s’être prêtée sans commodité, pour ne s’être jamais tout à fait donnée, peut-être a-t-elle enroulé plus serré autour d’elle, comme une femme, le fil de notre rêverie, mieux jalonné à ses couleurs les cheminements du désir. »

J’ai déjà eu cette impression fugace à plusieurs moments de ma vie. Mais c’est certainement la pratique du Reiki qui m’en procure le plus d’occasions. Il m’a suffit l’autre jour d’un angle de vision un peu incongru, un regard porté sur le sourire entr’ouvert de la personne, allongée, quand j’étais placé à ses pieds en légère contre-plongée, pour être frappé de la plénitude que ce sourire dégageait, bien au-delà de l’attente et du désir, laissant tout juste transparaître une légère surprise de cet état d’apesanteur qui semblait ne jamais devoir s’interrompre.Ce sourire m’a frappé, a pénétré en moi pour ne plus en sortir. Mon imagination s’en est emparé et je sens bien qu’il m’a fait comprendre quelque chose de la méditation, du Reiki. Beau cadeau.